13 octobre 2009
Quand les habitudes nous rattrapent
Mais comment j'arrive à des choses pareilles? Le ciel est assez bleu pour qu'on puisse le boire, le soleil chauffe les joues et l'herbe grasse, et je lâche tout, sécateur, faucille, jette mes gants et je m'écroule par terre. Assise dans les trèfles, la bouche ouverte, la morve au nez, je chiale comme une mome. Je suis trop nulle trop conne, personne ne m'aime, il n'y a pas une personne sur terre qui voudrait se bouger le cul en pensant à me faire plaisir, même pas un chat, même pas un putain de cheval. Je ne sert à rien, je ne suis même pas bonne à nettoyer 20 mètres de clôtures. Ah, si, c'est vrai. Nan pardon je rectéfie. Je suis bonne à une chose, quand même, ça va. Je suis bonne à baiser. Enfin... j'ai l'air. Parce que bon en fait, en passant à la pratique, c'est pas tout à fait ça. Mais bon... au final, j'ai aussi l'air bonne à réparer des clôtures et à promener des chevaux, si on regarde juste comme ça alors qu'en fait pas du tout. Donc c'est bon. Baiser, c'est comme pour le reste. Donc au final je suis bonne à rien. Cool. Me voilà rassurée. Je peux chialer en paix.
Naan mais c'est vrai, comment j'ai pu oublier ça... j'ai beau aller au fin fond de la Bretagne profonde, rencontrer des gens, sourir, les faire sourir, trois minute, au final, je reste la même. Le problème c'est toujours que je peux pas m'encadrer, et que je rêve d'être une autre personne, de réagir et de vivre les choses différement. Mais je suis toujours moi, égocentrique, hypersensible, fuyante et distante, trouillarde et paillasson, avec une "mauvais image de soi" comme diraient certains enculés de psy à la con.
Et trop bonne trop conne.
Puis j'ai plus de tabac.
Et puis je suis pas bonne à baiser. Quoi vous y croyez pas? Je sais, je sais, je fais bien illusion. Mais vous devriez comme ça au moins vous me fouttriez la paix.
05 octobre 2009
Mise au point
Paysage : Les routes sont des tunnels de verdures, encaissées entre les fougères et à la voûte de ramures. Sur les collines l’automne arrive, roussissant légèrement les verts sombres des chênes. Au sud, l’éclaircie qui nous a dépassé. On passe du plomb fondu au bleu pâle, foncé et or. Monts d’Arrès.
Lectures croisées : Léa Silhol, Musiques de la Frontière, un magazine, Le cheval au naturel.
Musique : La rue Kétanou, Pépé ; Karpatt, Pleine Mer ; Au p’tit bohneur, j’veux du soleil. Puis une chanson en anglais qui passe sur Rires et Chansons. J’essaye mon accordéon. Je voudrais qu’Amandine soit dans les environs pour essayer avec elle/
Jeux innocents : Je ruse avec le froid. Je cours, fais des abdos, danse la valse, chante, en esperant avoir assez chaufd pour avoir le courage de prendre une douche. Climat frais et humide.
Dans les rêves : Cette nuit, mon hôte m’apparaissait comme un magicien malveillant, que présence de sa femme, grande magicienne permettait de garder tranquille. Elle n’a pas été là à un moment, et il a voulu mettre la main sur quelque chose que je cherchais à protèger et ma volonté faiblissait tant que j’allais le laisser passer. Ses yeux s’agrandissent, je ferme les miens pour arracher mon esprit à sa domination. 9a marche un peu mieux, mais ce que je protège est sauvé in-extremis par l’arrivée d’un tiers.
Dans les mains : Mes petites mains deviennent plus fermes à porter des fourches et des seaux. J’ai accouché une vache. Un petit veau gambade dans la prairie parce que j’ai tiré pour l’aider à sortir.
Manger : Crêpes bretonnes faites par la main experte d’une ancienne crêpière professionnelle. Viande de beouf de toute premiere qualité.
Boire : Café
Un vice : Bientôt je n’aurais plus de tabac…
Sourire : Je ne rêve pas, l’ado « ado » a sourit à une de mes plaisanteries débile. Est-ce qu’il accepte mieux ma présence, ou est-il seulement timide sous ses dehors bougon ?
En attente : Je voulais travailler le tarot. Mais au final, je ne fais rien. Peut-être aussi que je devrais qm’occuper de mon prochain wwoofing.
Chute : Ah…ça, c’était un geste déplacé. Je n’aime pas. Je n’aime pas. Aurais-je encore confiance ?
Joie : Valdi, poulain pur anglo-arabe, qui vient me demander des câlins et me suit comme un toutout.
Travail sur : Mes rapports aux chevaux. Et à moi-même.
L'obsession : Une tension d’un certain ordre. Une danse particulière. Je me dis que le savoir et le gérer, c’est grandir un peu.
Un regret : Mathilde.
01 avril 2009
Questions à la con
Pourquoi dans mon assoc', la moitié des gens râlent qu'ils ne sont pas des gamins?
Pourquoi les profs d'escrime ne sont pas les meilleurs combattants?
Pourquoi les profs n'ont pas envie de faire ce qu'ils font?
Pourquoi s'énervent-ils dès que leurs élèves se plaignent que les cours ne sont pas intéressants?
Pourquoi les cours ne sont-ils pas intéressants?
Pourquoi les profs ne sont-ils pas pédagogues?
Pourquoi ne laissent-ils pas progresser les gens?
Pourquoi le passage dans la classe supérieur se fait par une évaluation, et que dans cette évaluation, le non-port d'un costume complet est éliminatoire?
Pourquoi on fait passer un costume avant un niveau sportif dans une évaluation de niveau sportif?
Pourquoi on jettent tous les gens qui veulent faire du combat historique au lieu de combat spectacle alors qu'on prétend mettre l'accent sur le côté reconstitution historique?
Pourquoi l'ambiance se dégrade?
Pourquoi certains se plaignent que l'association est gérée comme une entreprise?
Pourquoi on exige de nous une implication et une efficacité digne de semi-professionels alors que nous sommes des amateurs et qu'on n'est pas rémunérés?
J'arrête l'escrime. Trop de chantage autour.
31 mars 2009
Dimanche
« un cœur
Deux cœurs »
Mes lèvres contre son cou après des milliers de fois
Y dessinent un baiser qui se fond dans les autres
Écho
Souvenir.
La hargne lui va bien, à mon amour
Il a l'élégance agressive
Tendu comme un arc
La tête haute et droite
La grâce du condamné devant la hache.
De sa chaleur, je me fais un manteau
Du genre qu'on peut laisser glisser de soi
Dans un geste négligent – mais rien n'est négligent
Sauf lui, presque. Léger, cavalier. Fier et alerte.
« Dans ce monde il faut tout passer
D'un pas de cavalier »
Je cours vers les rires du monde
Effacer les brisures que j'ai lu dans ses yeux
Et les eaux dans les miens me tiennent lieu de ses caresses
Elles sont le prix que je paye pour ma liberté
Je me désexiste, pour m'être rendue. A moi.
Je laisse le vent arracher à mon être
Ce que je porte en moi de lui.
Il a l'élégance agressive
La hargne lui va bien
Et si ma vêture est noire
C'est que je berce mon deuil
A jamais! mon amour
Je nous enterre ce soir
Je me libère ce soir.
Voilà.
C'est la fin.
Je ne ferais plus le ménage de ma chambre en quatrième vitesse avant qu'il n'arrive. Je ne l'étendrai plus sur ce lit. J'écris de mauvais poèmes.
Et je n'ai personne à maudire si ce n'est moi-même. Car c'était mon choix.
Mais la solitude est une amante fidèle, que l'on peut tromper sans qu'elle s'en plaigne. J'y suis habituée.
28 février 2009
Bulle
Paysage : La neige, en milliers de tout petits flocons qui tombent, en nappe lourde et humide. Aucune sensation de froid ne mord la peau. Il doit pleuvoir à Lyon.
Lectures croisées : Terremer, Ursula Le Guin / Fantômes et Revenants au Moyen Age, Claude Lecouteux / Surpassing the Love of Men, Romantic Friendship and Love Between Women drom the Renaissance to the Present, Lillian Faderman / Pilote de Guerre, Antointe de Saint-Exupéry.
Musique : Le vrombissement du train lancé sur les railles, déchirement du métal qui arrache le métal, et du vent sur la tôle.
Jeux innocents : Lancer des bulles de savon au milieu des flocons de neiges.
Dans les rêves : Je me réveille toutes les nuits vers 4h du matin. Je rêve de guerre, sexe, rien d'agréable.
Dans les mains : Des aiguilles et du fil qui s'activent sur du lin. J'ai presque fini une tunique, et j'ai coupé et assemblée une chainse qu'il me faut encore coudre.
Manger : Du foie gras et du chocolat. Du foie gras et du chocolat. Du foie gras et du chocolat.
Boire : Soif.
Un vice : Racheté un paquet de cigarettes. L'emprise revient.
Sourire : Le ferrailleur
En attente : J'en ai marre de ces trains qui n'en finissent pas. Trois heures et demi, c'est le minimum entre Lyon et Belfort, quand ce n'est pas Cinq heures.
Chute : Apparemment, être en grêve constitue pour nos profs une excellente raison de nous assommer de travail. J'en n'ai même pas envie de compter le nombre de bouquins que je dois lire par matière.
Joie : Bien que ce soit du réchauffé, la fac se pare de ses plus beaux airs de fêtes avec la mobilisation. Banderoles trash, musiques, nourriture, projections et débats (inutiles ou pas), manifestations.
Travail sur : La respiration.
L'obsession : Grand vide.
30 janvier 2009
Blessures, vieilles et moins vieilles
1ère séance :
Il me dit bonjours, plus rassurant qu'à l'ordinaire. Pareil. On s'installe, je complimente l'intérieur de la salle de consultation : douillet. J'évite les poses. On peut trouver un gars à tomber et jouer à la séduction trois minutes tout en sachant qu'il n'est pas question d'aller plus loin, quand il s'agit d'un pote. Quand ce pote devient votre médecin, c'est plus compliqué. Dans le cadre d'un jeu de séduction, on ne se livre pas. On ne montre pas les failles dans la cuirasse, on ne se rend pas vulnérable d'entrée. Au docteur, il vaut mieux se rendre.
Fini les combats, les gentils chambrages, les piques. Aujourd'hui, il faut se rendre.
Un lumbago. J'ai mal depuis plus d'un mois et je ne peux pas bouger le bassin. Je ne me plie pas, je ne me cambre pas. Après s'être fait remettre en place par l'ostéopathe, mon sacrum s'est re-tordu.
Série de questions classiques, le point, pour commencer le dossier. Répondre, répondre. Si je suis venue ici, c'est parce que tout le monde dit que lui, il est excellent.
Les réponses franches, qui m'oblige à dévoiler mon jeu. Mais je dois le considéré comme over, il faut que je me mette bien ça dans la tête. Mon âge réel. (- "Tu sais, normalement, on ne se déboite pas le bassin à 20 ans"). Mes périodes, les deux, où je ne mangeais pas. Mes compulsions, la nourriture, la cigarette. Mes problème de sommeil. La famille, c'est n'importe quoi.
Mon stress. Et ça y est. Le voilà qui analyse ma peur. Entre dans mes angoisses. Ainsi, je suis une grande stressée de la vie.
Puis l'examen.
Pendant que je me déshabille, il prépare la table de massage. En petite tenue, j'hésite à me lever, sur la chaise. Il remet en place des coussins, fait semblant de s'occuper en attendant que je me décide. Faussement dégagée, je m'allonge.
Il tâte des points, prend des mesures qui n'ont de sens que pour lui, parle d'un air dégagé, me vanne un peu. Je fais un syndrôme de surprotection. Chut.
Puis je sens la question venir. Le ton de sa voix change, se fait précautionneuse, hésitante. Les mots butent sur les espaces qui les séparent. Il retourne la formulation dans tout les sens avant d'en donner la signification, que je connais déjà. Est ce que tu t'es déjà fait aggressée? Est ce que je me suis déjà fait agressée? Je pense viol, raquet. Coups qui pleuvent. Des violences d'adultes. En riant, je répondond non, tout cela ne me concerne pas.
Le soir, en y repensant je me souvient. Sur le moment, j'avais oublié. Le viol, le raquet, cela ne me concerne pas. Les violences d'adultes ne me concernent pas. On dit que les enfants sont cruels. C'est faux. Les enfants sont des monstres, ils sont terrifiants, quand leurs bras sont au dessus de vous est que vous luttez pour ne pas être mis à terre. Pour eux, c'est normal.
Je dois avoir dans les 8 ou 9 ans, en CE2. Nous sommes au milieu du printemps, à la récrée de l'après-midi. Le temps est doux, le ciel est plombé de doux nuages gris, et un vent joyeux promène les poussières. Un temps que j'aime. J'aime quand il fait doux et gris, et que le vent mène une danse. Je suis calme, la cour est calme, le monde et calme. Et soudain, tous les élèves de la classe me tombe dessus. On m'accroche, on me pousse, on me fait des croche-pied. On en me frappe pas, visiblement on essaie juste de me mettre à terre.
Les enfants sont des monstres car ils ne se rendent pas compte. Ils peuvent faire ça à quelqu'un et continuer après comme avant.
Et moi, je suis le bouc émissaire de la classe. De toute ma classe d'âge dans cette école, puis de leurs frêres et soeurs ensuite. Les enfants ne sont pas pires que les adultes. C'est vrai qu'ils ne se rendent pas compte, mais la différence principale de comportement entre les adultes et les enfants n'est pas celle-là. Les enfant est les adultes font exactement la même chose. Les enfants sont plus vrais, c'est tout. Aux adultes, on a eu tout le temps d'inculquer ce qui se fait et ce qui ne se fait pas. Ils possèdent les code de conduite en société, et savent comment traiter ce qui ne s'y conforment pas. Les enfants n'ont pas encore tout acquis, alors ils bricole. Parce que je suis une sale petite intello, parce que je lis dans la cour, parce que j'aime les livres à un âge où tous mes camarades disent les détester, parce que mes habits ne sont pas à la mode, parce que je me ballade en souriant aux joies de mon monde intérieur, parce que je m'accroche au gros tilleul dans le bitume et l'enserre comme si je le câlinait. Pour tout ça, je suis accrochée, mise à terre. Et tout les jours, seule, en proie au moqueries. J'ai dis à ma mère que je ne voulais pas retourner à l'école, lui expliquant plus ou moins qu'on se moquait de moi. Elle m'a quasimant répondu que c'était de ma faute.
2ème séance :
Plus vite, plus zen. J'ai, parait-il, tout assimilé de la séance précédante. On va donc pouvoir bourriner. Je fais un syndrôme de surprotection nocturne, diurne, et en torsion. OK. J'ai envie de parler, de lui dire ce dont je me suis souvenue, mais les mots ne sortent pas. Très vite, il me tend une perche. Tu sais, le mental c'est super important. Souvent, on a des patients qui à la troisième, quatrième séance, nous disent : ben voilà, à quinze ans, j'ai été agressé, ou ça fait quatre mois que je trompe ma femme.
La perche tombe à l'eau. Ca va trop vite. Je ne peux pas dire, comme ça, que avant, tous les enfants de mon âge qui peuplaient mon univers ont décidé que j'étais pas quelqu'un de bien. Et que ma mère leur a donné raison.
Il me préviens, on y est allé fort cette fois. Il y a une toute petite chance pour que je ne me sente pas bien le soir et le lendemain, genre courbatures et moral dans les chaussettes. Et ça ne manque pas : je pleure dans le train qui m'emmenne voir mon homme. Puis le lendemain, au cours d'un massage, j'ai soudain envie de hurler, cogner. Je bourre un oreiller de coups de points, puis prends un rire nerveux, et enfin je fonds en larme, entre les bras du ferrailleur, qui me serre et ne me lâche plus.
Petit à petit, j'ai moins mal au dos. C'est ténue, mais la douleur est moins aigue quand je suis fatiguée. Je peux faire plus de mouvements sans avoir mal. Le matin, quand je me réveille, je vais bien. Et la douleur perd du terrain. Je m'y suis habituée, je vis avec.
Prochaine séance la semaine prochaine.
27 novembre 2008
Portrait chinois
Pris à la Renarde.
Une fleur : Une églantine
Une couleur : Un vert tendre, fragile et transparent. Celui des bourgeons en février
Un animal : Un écureuil. Un chat.
Un vêtement : Une pair de bas sous un treillis.
Un bijou : Un collier de petites hématites, taillées en rondeurs irrégulières.
Un prénom de fille : Le mien, en travestissant l'orthographe... Lucylle.
Un prénom de garçon : Martial
Un pays : Irlande... Si commun. Si vrai.
Un mois : Décembre
Un jour de la semaine : Lundi
Un livre : Une fièvre impossible à négocier, Lola Laffont. Un livre qui à chaque fois que je le lis, arrache des partie de moi.
Un film : J'aime pas la télé. Ni les films. Ne m'identifie pas à eux.
Un instrument de musique : Un Ud, une harpe. Un accordéon.
Un des quatre éléments : L'eau, puis l'air.
Une saison : Automne-hiver-printemps-été
Une planète : Vénus ou mercure. Et mars, violence oblige.
Une chanson : Bobby Sands, Lele Jano (et même si ce monde est de pierre), Chantant plour.
Un tatouage : Ignore
Un mot : Sens
Un métal : Cuivre
Un moyen de transport : Pouce. Train. Jambes.
Un célébrité : Je ne connais pas assez les célébrités du moment... Hmm. Thérèse d'Avila?
Un dessinateur : Sandrine Gestin
Un parfum : Violette, rose noire ou jaune, acier.
Un parfum de glace : Framboise, violette, crême brûlée, caramel.
Une boisson : Lait, thé, sirop de fleur de Sureau, Hypocras.
Un jeu : Hnefatafl
Un adjectif : Alambiqué.
Un verbe : Tourner
Un personnage de fiction : Maegwin
Un objet : Un porte-plume
Une peur : A la fois la foule et la solitude
Un symbole : Dagr
Une personne que vous aimeriez rencontrer : Ah... Elle.
Une lettre : gamma.
Une passion : Contempler avec bienveillance, si, si.
Une citation : Les paroles des autres, au final... Trop facile, non?
Une style de musique : Tous ou aucun.
Une heure : Aucune. Plus d'heure. Juste la tombée de la nuit.
Un nombre : 7, 9, 13... Je connais mes mathématiques.
Un sport : Escrime. Ou acrobatie. Ou danse.
Une arme : Bâtarde. Et merde si je ne suis pas pratique!
Une qualité : La générosité.
Un défaut : L'orgueil.
Un aliment : Sucré : gâteau amoureusement préparé, fruit mûr, et puis du foie.
Un lieu : Un talus vêtu de ronces, dans l'Est Lonnais. Et une certaine souche, là-bas.
Un arbre : Noyer.
Un métier : Dilettante.
Un mode de communication : Intuitif
Un son : Ud...
03 novembre 2008
Veille
Je ne suis pas seule avec moi-même, ce qui rend plus longues et douloureuses les insomnies. J'entends son souffle, sens la chaleur de son bras, le poid de sa main. J'aimerais rejoindre sa sereinité, mais le sommeil me fuit. Quelque chose qui dit dans ma tête que ce n'est pas, non, vraiment pas, le moment de reposer. Urgence? Les heures que nous passons ensembles sont elles comptées? Certes, mais je le sais, tout ça ; dans ma tête, les tornades ont rarement à voir avec des choses si simples. Je me lève, vais lire, pour être sure de ne pas troubler son repos. Je m'assois dans le couloir, à la lumière.
Je pars pour empêcher mes mains de se tendre vers lui, de l'arracher au sommeil. Pour ne pas être trop égoïste, même si ça ne m'empêche pas d'en éprouver le sentiment.
Je guète son souffle, je veille. J'écoute le bruits de la nuit alors que je suis emprisonnée dans une chaleur immobile, sentinelle solitaire tenue à son poste.
13 octobre 2008
Nouveau?
Fichtre de question, comment ça va... Je vais... Entre sommeil qui se cherche, journée incertaines.
Des récitals de harpes celtiques sous la lune en haut de donjons XIème, des tisanes tilleul-romarin-thym-fleur d'orangé-miel, des conciles du IVème, perdre son portefeuille avec tous ses papiers, des dagues à lancer tchac-tchac, vivre à Paris au XVIIIème, un morceau de Ud, coudre une tunique XIème, comment aller à un concert de Soldat Louis à Nançy (faire du stop?), l'exil de Jean Chrysostome, merde j'ai pas traduit ce texte de Grec pour demain, Djur Djura elle chante en Arabe ou Bèrbère?, beignets aux lentilles, permis de conduire passé, penser à reprendre du miel à Max, la statue d'Eudoxie, envie d'un jardin, Soldat Louis Pavillon Noir, mince le prof d'espagne médiévale est hospitalisé, la lune la lune la lune, décongèle tes rêves, clarisse mon accordéon, merde mes papiers, mais où est passé ce chant des partisants?, comme la marée et les loups-garous, Harry Potter, Soldat Louis Mauvais Rêve, courir, courir, d'un bout à l'autre de lyon, déclarations à faire, envie d'un jardin.
Puis y a l'autre, là, à perpète. Le ferrailleur qui bricole dans son coin vers la frontière, et moi j'ai pas la tête à travailler avec ça.
Fanchon elle aime à rire elle aime à boire, oui ben d'abord la chanson paillarde c'est toujours fun. Grosses engueulades à la Com'Bouf. Des voisins d'étage plus que géniaux.
Mon coeur est fatigué un peu.
27 juillet 2008
Bücher, lieben Bücher
Eratosthène, Astérismes/ Dedieu, L'Espagne de 1492 à 1808/ Croisades et pélerinages, chroniques et récits du XII au XIVème siècle/ Dictionnaire Français-Breton/ R.A Salvatore, Star Wars, Episode II/ Nancy Huston, Instrument des Ténèbres/ Léa Silhol, Conversation avec la Mort/ Homère, L'Iliade/ Antoine de Saint-Exupéry, Vol de nuit/ Philippe Quéau, La planète des esprits/ Catherine Vincent, Introduction à l'histoire de l'Occident médiéval (dans la série classiques de chez classiques)/ Meyer, Le communisme est-il soluble dans l'alcool (pour lequel un pote à prétendu vouloir me pendre... ces cocos... irrécupérables)/ Bob Curran, Guide pratique des esprits irlandais/ Ziegler, Tarot, miroir de l'âme/ Jean Favier, Un roi de marbre (the pavé, sur Philippe le Bel et Enguerran de Marigny)/ Planchon, Quand la Normandie était aux Vikings/ Anatole Le Braz, La légende de la Mort/ Yves Kodratoff, Les runes/ Joseph Lescoat, Inis Mor, l'île de pierre/ Anonyme, Une femme à Berlin, journal/ Le petit paumé 2008 (le 2007, plus beau et plus utile, est un étage plus bas)/ La cuisine de l'étudiant (une seule recette intéressante, un gâteau à la poelle, m'enfin c'est un cadeau...)/ Vampyres, Emblèmes, antologie pas Léa Silhol/ J.C Carrière, La controverse de Valladolid (que je dois rendre depuis plus d'un an... Cendrine, je ne t'oublie pas)/ Les témoins de Jeovah, Qu'enseigne réellement la Bible (quand je vois arriver leurs yeux brillants de fanatismes, je ne peux m'empêcher de prendre tout ce qu'ils me tendent... je me poile bien après.. je me souviens en particulier de "comment expliquer à votre fille ce que sont les règles", qui était tordant)/ Roland Villeneuve, l'univers diabolique/ Laurent, Le jeu de Go/ Marie des Bois, S Comme Sorcière, Noces de Sève et de Vent, Le chaudron de Faery (... douce adolescence...)/ Elquest, le jeu de rôle/ Philippe Sénac,Le monde musulman, des origines au XIème siècle/ des cahiers.../ des livres de dessin.../ des partitions de piano... De Bach à nos jours, vol. 4/ Czerny, La petite vélocité/ Yann Tiersen, Six pièces pour piano, vol.2/ Ludwig Van Beethoven, Mondschein Sonata/ Catherine Kurtz, La quête de Saint-Camber/ David Eddings, Le pion blanc des présages, Le gambit du magicien, Mercedes Lackey, Le Griffon noir/ Eddings encore, La reine des sortilèges, La fin de partie de l'enchanteur (il n'y a pas La tour des maléfices, pourtant le meilleur de La Belgariade, mon frêre a réussi à se le faire voler dans le tram...)/ Kurtz, Le triomphe de magiciens, Une femme pour le roi/ Marion Zimmer-Bradley, le cycle des légendes/ Pellerin, L'Epervier, T.4, Captives à Bord/ Denning et Osborne, Guide pratique du voyage hors du corps/ Kurtz, Le bâtard de l'Evêque/ Cohen, la Kabbale/ Liz Simpson, Les chakras, Padrini Les massages, Silhol, La glace et la nuit, Opus 1 , Nigredo/ Kurtz, La chasse aux magiciens/ Süskind, La Contrebasse...
En vrac, liste de ceux de mes livres qui ont fait le chemin pour sortir des cartons de déménagement, mais pas encore celui qui va aux étagères. Ils se lovent sur mon lit et en occupent une bonne moitié. Ont d'ailleurs pas l'air de vouloir bouger depuis un mois (en même temps, je ne suis jamais là, c'est ça de faire un taf qui vous oblige à passer un mois sous la tente). Parait que ça s'appelle le célibat. A moins qu'ils n'aient décidé qu'ils étaient mes amants en titres.

